Edito
Par Jean-Yves Bourgeois
Un mois “riche” !
Importantes les informations exclusives contenues en cette fin de premier semestre 2026 dans Full Beauty Suppliers ! A lire absolument les interviews de Filippo Manucci, directeur général de Fiabilia, et de Tomas Espinosa, CEO de Schwan Cosmetics… Incroyable cette performance de cette association française, Cosmed, qui avec plus de mille adhérents est devenue en vingt-cinq ans la plus importante organisation professionnelle cosmétique de France et même d’Europe. La totalité du chiffre d’affaires de ses adhérents pèsent aujourd’hui 5,5 milliards d’euros… Bravo à Pennelli Faro, Art Cosmetics et ItiT Cosmetics pour leur dynamisme et leur capacité d’innovation. A ne pas rater aussi l’analyse de Daniel Saclier qui explique que pendant des années, le secteur du packaging a surtout innové sur le storytelling, les textures ou les décors packaging. Désormais, l’innovation devient systémique : elle touche à la fois le produit, l’usage, la technologie, la donnée et l’impact environnemental. Le véritable changement est là, insiste-t-il. La beauté entre dans une logique de “beauty tech” et de “beauty circularity”. » Le luxe beauté est probablement à un tournant comparable à celui qu’a connu l’automobile avec l’arrivée de l’électrique : tout le monde sait que le modèle historique arrive à ses limites, mais personne ne maîtrise encore totalement le nouveau paradigme. Et de conclure : « Le vrai risque est une innovation devenue défensive. Le plus grand “low light” serait peut-être que l’innovation ne soit plus guidée par le désir ou la vision... mais uniquement par la contrainte. Le danger pour le secteur serait une innovation trop réglementaire, trop technique, trop rationnelle, et moins émotionnelle. Or la beauté reste avant tout une industrie du rêve. Le défi des prochaines années sera donc de réussir à transformer les contraintes en nouvelles formes de désirabilité. »