Edito
Par Jean-Yves Bourgeois
Une économie chahutée !
Pas facile, c’est le moins qu’on puisse dire, de faire des prévisions sur l’évolution des prix des matières premières et, plus particulièrement, des plastiques. Les hausses entre le début de la guerre au Moyen Orient et le mois d’avril 2026 ont été très fortes pour finalement se calmer à partir du mois de juin. Selon le site Trading Economics, « au cours du mois dernier, le prix du polypropylène n’aurait chuté que de 6,81 % et celui du polyéthylène de 3,52 %. »
Malgré tout, selon Fortune Business Insights, la taille du marché mondial des plastiques qui était évaluée à 533,59 milliards USD en 2025 devrait passer de 560,38 milliards USD en 2026 à 832,62 milliards USD d’ici 2034. Tout dépend évidemment des évènements géostratégiques qui pourraient influencer ces prévisions.
Une situation générale incertaine aujourd’hui qui a pour effet un net ralentissement économique en France et dans la zone euro. Toujours selon Trading Economics, « la production industrielle de la zone euro a reculé de 0,2 % en mai 2026 par rapport au mois précédent. Ce repli s’explique par une diminution de la production de biens de consommation durables et de biens intermédiaires. Parmi les principales économies de la zone euro, l’Irlande a connu le recul le plus marqué (-5,2 %). »
Autre information intéressante, l’économie chinoise a progressé de 4,3 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, contre 5,0 % au premier trimestre. Il s’agit de la plus faible croissance annuelle depuis le quatrième trimestre 2022.
Tout cela pour dire que, paradoxalement, si la hausse des prix des matières premières reste un facteur inquiétant, le ralentissement des économies l’est aussi.