DAPY : plus que jamais le spécialiste du sur-mesure

DAPY, entreprise familiale française créée en 1980 qui est spécialisée dans la conception, le développement et la production d’objets bespoke pour les marques de luxe, aura profité de ces deux années écoulées pour renforcer ses capacités de développement et de prototypage en France avec la création d’un nouvel atelier à Puteaux dédié aux maquettes, prototypes et petites séries. Parallèlement, ses dirigeants auront réalisé un investissement majeur avec un nouveau site dédié au packaging carton pliant et rigide au Vietnam. Un nouveau site qui renforce les capacités industrielles de la société dans cette catégorie, tout en apportant davantage de flexibilité en termes de volumes, de délais et d’organisation des productions. Le point avec Pierre-Yves Azuelos, CEO.

Depuis plus de quarante ans la firme française produit des objets entièrement sur mesure, depuis les capots et le packaging secondaire aux coffrets jusqu’aux objets de gifting, éléments de merchandising, displays, accessoires ou objets intégrant des mécanismes, de la lumière ou de l’électronique. « Nous accompagnons nos clients sur l’ensemble du développement d’un projet, » explique Pierre-Yves Azuelos, « depuis le design et l’étude technique jusqu’au prototypage, à la production, au contrôle qualité et à la livraison. Notre particularité est de maîtriser une très grande diversité de matériaux et de procédés : carton, acrylique, injection plastique, métal, bois, textile, céramique, électronique, etc. Le nouvel atelier installé à Puteaux nous permet de raccourcir considérablement le temps entre une idée et sa matérialisation. Pour des objets bespoke, cette étape est essentielle : il faut pouvoir tester très rapidement un volume, une matière, un mécanisme ou une finition avant de passer à l’industrialisation.
Il nous permet également de réaliser certaines petites séries et personnalisations directement à proximité de nos équipes parisiennes et de nos clients.
 »
La firme française compte aujourd’hui plus d’une trentaine de collaborateurs (hors usines) et dispose d’une présence internationale avec des équipes à Paris, New York, Shanghai, Hong Kong, Tainan, Perth, Edimbourg et Londres. « Cette organisation nous permet d’être proches à la fois de nos clients et de notre réseau industriel, » souligne Pierre-Yves Azuelos. « Notre modèle repose sur plusieurs sites industriels spécialisés, et sélectionnés en fonction des matières, des technologies et des savoir-faire nécessaires à chaque projet. Cela nous permet de proposer une grande flexibilité, depuis la maquette ou la petite série jusqu’aux productions internationales à plus grande échelle. »

Accepter tous les challenges

A noter qu’une part importante de l’activité de la firme est réalisée à l’international, principalement en Europe (plus de 50%), en Amérique du Nord (plus de 30%) et en Asie. Avec cette particularité de ne pas raisonner en termes de catalogue, la firme dit accepter tous les challenges. « Comme je vous l’ai dit, notre métier est de concevoir et produire des objets bespoke, développés spécifiquement pour une marque, une expérience ou un usage. Nous partons d’une intention créative ou d’un besoin client, puis nous cherchons la meilleure manière de lui donner vie industriellement. »

Pierre-Yves Azuelos, CEO

Pierre-Yves Azuelos, CEO

Cela peut donc prendre la forme de packaging secondaire (packs pliants, coffrets, boîtes rigides, écrins ou solutions multi-matériaux) mais aussi de displays et éléments de merchandising, de glorifiers, d’objets de service, de caps et bouchons ou encore de projets de gifting VIP conçus comme de véritables objets que le client final pourra conserver.

Créer l’objet le plus pertinent !

Les factices constituent également l’un des savoir-faire historiques les plus reconnus de la firme française. « Nous avons développé dans ce domaine une expertise de pointe, insiste Pierre-Yves Azuelos, notamment sur les reproductions complexes, les grands formats, les finitions exigeantes et la restitution fidèle des codes de marque. Nous travaillons aussi beaucoup autour des rituels de marque : accessoires de service, objets de table, seaux à glace, plateaux, barware ou objets événementiels permettant de prolonger l’expérience de la marque au-delà de son produit principal. Nous ne cherchons donc pas à vendre une technologie ou un matériau particulier, mais à créer l’objet le plus pertinent pour le brief du client, en trouvant le bon équilibre entre créativité, expérience utilisateur, faisabilité industrielle, qualité, coût et impact environnemental. »

Intégrer la durabilité dès la phase de design

Quant aux pressions réglementaires et environnementales qui évoluent rapidement, les responsables de Dapy explique les avoir bien intégrées dans le développement de leurs produits. « Mais nous pensons qu’il ne faut pas réduire la sustainability à une simple logique de compliance ou à la recherche d’une allégation environnementale, » souligne Pierre-Yves Azuelos. « Notre première question est toujours : quel est l’objectif que nous cherchons réellement à atteindre ? Réduire la quantité de matière, le poids transporté ou l’impact carbone ? Faciliter le recyclage ? Ou concevoir un objet suffisamment durable et désirable pour être conservé et réutilisé pendant plusieurs années ? Selon l’objectif, la bonne solution ne sera pas la même. »
Cette réflexion sur la durabilité fait en réalité partie de l’ADN de la firme française depuis le début des années 1990, époque à laquelle avait déjà été développé pour Dior un coffret rigide en acrylique pensé comme un objet réutilisable et durable, plutôt que comme un emballage destiné à être jeté. Et beaucoup de collaborateurs chez Dior ont conservé l’objet sur leur bureau comme objet de déco et de rangement !
« Aujourd’hui, nous intégrons cette réflexion dès la phase de design, » explique Pierre-Yves Azuelos : « réduction ou simplification des composants, matières recyclées ou biosourcées lorsque cela est pertinent, seconde vie, démontabilité des produits multi-matériaux ou électroniques, systèmes rechargeables et optimisation du packaging et du transport. Notre conviction est qu’il n’existe pas une matière ou une solution « durable » dans l’absolu. Il faut regarder le cycle de vie de l’objet dans son ensemble et chercher, projet par projet, la solution qui a réellement le plus de sens plutôt que celle qui permet simplement de cocher une case. »