500 personnes au 26ème Congrès Réglementaire COSMED, un record !

Les 1er et 2 avril, les responsables de COSMED, association professionnelle fédérant 1000 entreprises cosmétiques françaises essentiellement constituées de PME, TPE et ETI, ont réuni à Paris les principaux experts de la règlementation cosmétique pour analyser et anticiper les évolutions règlementaires et normatives qui détermineront la compétitivité du secteur dans les mois à venir. Près de 500 personnes y participaient, un record ! 

De l’ANSES à la Commission européenne, en passant par la DGCCRF, l’ARPP ou encore la Direction Générale des Douanes, l’ensemble des autorités de contrôle étaient présentes pour dialoguer directement avec les industriels. Une configuration qui a témoigné de l’importance croissante des questions règlementaires dans un secteur pesant plusieurs milliards d’euros. « Les entreprises cosmétiques doivent aujourd’hui naviguer dans un environnement réglementaire de plus en plus complexe, entre contraintes européennes renforcées et exigences internationales divergentes », soulignait d’emblée Jean-Marc Giroux, son Président, ajoutant « la crise actuelle due au conflit au Moyen Orient impacte déjà les entreprises du secteur. 60 % d’entre elles indiquent être touchées et 25 % estiment que cet impact est très important, notamment concernant les délais de livraison et les prix des matières premières. 50 % des entreprises mobilisent leurs stocks. »

Au-delà des interventions des autorités, le congrès a permis d’aborder les problématiques quotidiennes des industriels avec des analyses d’experts sur la maîtrise de l’analyse de risque dans les Bonnes Pratiques de Fabrication, la sécurisation des allégations environnementales face à un cadre juridique renforcé, et un panorama des retours d’inspections internationales. Un programme opérationnel pour transformer les contraintes réglementaires en leviers de compétitivité. Les substances chimiques synthétiques qui s’accumulent dans l’environnement (PFAS) ont été au cœur d’une table ronde. Il faut dire que depuis le 1er janvier 2026, date d’entrée en vigueur de la loi française les encadrant, l’ensemble du secteur cosmétique est concerné. Ce texte fixe désormais des seuils de concentration à respecter dans les produits cosmétiques, qu’il s’agisse de PFAS ajoutés intentionnellement ou de traces non intentionnelles issues des eaux de process, des procédés de fabrication, des emballages ou encore des matières premières. Principales questions débattues, comment identifier et quantifier les PFAS dans les formules ? Quels protocoles analytiques privilégier ? Quelles bonnes pratiques mettre en œuvre à chaque étape de la chaîne de valeur ? Quels dispositifs ont d’ores et déjà été déployés pour garantir la conformité ?

L’international en ligne de mire

Un congrès qui a eu lieu dans un climat économique incertain. En 2025, la cosmétique demeure le deuxième secteur exportateur français. En 25 ans les exportations françaises ont bondi de 7 à 22,4 milliards d’euros même si on constate un ralentissement sur la dernière année. Face à la mondialisation des marchés, plusieurs sessions consacrées aux opportunités et aux contraintes réglementaires et douanières dans des marché stratégique comme la Chine, les États-Unis et le Moyen-Orient, étaient au programme. Trois géants aux exigences spécifiques qui nécessitent une expertise pointue. La présence de la Communauté Andine et de l’Association japonaise JCIA a permis d’élargir le spectre géographique des échanges.

COSMED : 1000 entreprises adhérentes !

A noter qu’en 2025, Cosmed a été reconnue par le Ministère du Travail, organisation patronale représentative de la filière cosmétique dans la Convention Collective des Industries Chimiques (IDCC44).

« Nous sommes aujourd’hui le premier écosystème du secteur cosmétique, précise Jean-Marc Giroux, et nous contribuons au développement des entreprises par la mise à disposition de services mutualisés (veille règlementaire cosmétique 120 pays, délivrance de Certificats de Vente Libre, accompagnement des entreprises sur les salons à l’international, formation professionnelle, groupement d’achats, accompagnement à la transition environnementale, organisation de congrès. Avec nos 7 Cosmetopôles, nous favorisons le rapprochement entre les entreprises et leur écosystème régional (universités, pôles de compétitivité, agence de développement et élu régionaux). Adhérer à Cosmed, c’est intégrer un réseau qui favorise les relations entre tous les acteurs de l’industrie cosmétique.  »

Depuis 10 ans, COSMED édite un Annuaire de référence qui référence les 3000 acteurs de la filière en France. Les principaux services offerts sont :
– Une veille de la règlementation cosmétique sur 120 pays,
– Un soutien des entreprises à l’export par la délivrance de certificats de vente libre et l’accompagnement des entreprises sur des salons à l’international.
– L’organisation de formations en intra et inter-entreprises, organisation de webminars.
– l’organisation de congrès et d’évènements nationaux et régionaux.
– L’optimisation des achats grâce à un groupement d’acheteurs.
– L’accompagnement des entreprises sur les questions environnementales.